" MARIE BATAILLE auteur littérature jeunesse, livres pour enfants, presse, roman feuilleton: Mon voisin préféré : polar - numérique et nordique - sur amazon.fr

Mon voisin préféré : polar - numérique et nordique - sur amazon.fr



Polar (à partir de 10 ans).
Solveig est une jeune lycéenne qui s'entend très bien avec son voisin, le commandant Martin Larsson, retraité de la marine suédoise.
Mais la vie tranquille de son voisin et ami Larsson va chavirer soudainement et entraîner Solveig dans une série d'enquêtes et de courses poursuites...  




Chapitre 1
Un voisin voyageur

Solveig habitait une petite bourgade de Suède où la plupart des gens se connaissait et où les maisons étaient construites en bois peint d'un rouge foncé, avec des fenêtres aux embrasures blanches. Il y avait une rue rectiligne où étaient alignés côte à côte les principaux commerces, la grande épicerie, la quincaillerie, le café restaurant, le mini super market puis tout au bout une succursale de la banque Sweden Olson and Barn. Les autres rues traçaient quelques courbes désordonnées pour desservir des maisons espacées, l'école et le collège qui n'étaient qu'un seul et même bâtiment, le commissariat à côté du poste de police et du bougmestre, et enfin la polyclinique qui devait faire face aux premières urgences.
Solveig habitait à l'extrémité Ouest de la ville, en bordure de la campagne, pas loin de la mer, une ancienne maison en bois rouge fraîchement repeinte. La maison de Martin Larsson, son plus proche voisin, se trouvait environ à cinquante mètres de la sienne. La maison de Larsson ressemblait à celle de Solveig, sauf que la peinture rouge était bien défraîchie et s'écaillait même par endroits. De sa chambre, le soir, Solveig Mortissen distinguait parfaitement la cuisine et le salon de son voisin, les deux pièces restant éclairées tard dans la nuit.
Solveig aimait bien Larsson, un capitaine de la marine marchande à la retraite, un type qui n'avait pas beaucoup d'amis. On se méfiait de lui. Il avait la langue trop bien pendue, la critique facile. Avec Solveig, il était très aimable. Il aimait discuter de tout, de ses soucis ou de ses tocades, de ses voyages, de son ancien métier, de son divorce, des enfants qu'il aurait aimés avoir et qu'il n'avait pas eus. Il pouvait discuter avec elle des heures au fond du jardin où il ne cessait jamais de réparer sa vieille barque, un peu comme la Pénélope d'Ulysse faisait et défaisait sa tapisserie.
Les jours de vent, on entendait battre la mer sur la côte qui n'était pas loin, derrière les cultures et les champs. La mer était restée la passion de Larsson. Mais ici sa barque ne le menait pas loin. La côte était rocailleuse et les courant violents. Alors depuis quelques années, dès qu'il le pouvait il partait dans une île grecque dont il était tombé éperdument amoureux. Là bas il était à son aise pour naviguer et pêcher dans des eaux bleues plus chaudes et plus tranquilles. Il y avait acheté une petite maison blanche.
  • Mes os ont besoin de soleil maintenant, Solveig, tu comprends. Et mon humeur aussi a besoin de soleil depuis que cette chipie de Lisbeth a divorcé pour aller vivre à Stokholm avec cet espèce de vendeur de meubles qui se prend pour Julio Iglésias. Et puis Mykonos a envie de revoir son pays... Pas vrai Mykonos que tu passerais pas toute ta vie ici, rien qu'avec des chats suédois?
Mykonos ronronna quelques instants en se frottant aux jambes de son maître. Larsson avait ramené le chat de son premier voyage en Grèce, il y a sept ans. Une petite boule au poil ras et mal en point qui était devenu un énorme matou au pelage blanc et blond.



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